DHA, Bd. 1/1, S.         
 
  Ach, wie süß ist das Betrügen,
  Süßer das Betrogenseyn!
  
5 Liebchen, wie du dich auch wehrest,
  Weiß ich doch, was du erlaubst;
  Glauben will ich, was du schwörest,
  Schwören will ich, was du glaubst.
  
  
  <NOCTURNES>
  
  hhADONA CLARA.
  
  Dans le jardin de son père, aux lueurs du soir, la fille de l'alcade se pro-
   mène; des bruits de trompettes et de cymbales arrivent du château.
  
  «Qu'elles sont fastidieuses, ces danses et ces douces flatteries! et qu'ils
   sont ennuyeux aussi, ces chevaliers qui me comparent galamment au soleil!
  
5 «Tout me fatigue depuis que j'ai vu, aux rayons des étoiles, ce chevalier
   inconnu dont la guitare m'attire chaque nuit à la fenêtre.
  
  «Avec sa taille svelte et altière, et ses yeux noirs, qui luisent dans son
   noble et pâle visage, il ressemble véritablement à saint Georges.»
  
  Ainsi pensait dona Clara, et elle marchait les yeux baissés. Lorsqu'elle
10  releva les yeux, le beau chevalier inconnu se dressa devant elle.
  
  La main dans la main, devisant de propos d'amour, ils se promenèrent au
   clair de lune; le zéphyr les caressait amoureusement et les roses leur
   envoyaient de gracieux saluts.
  
  Les roses leur envoyaient de gracieux saluts et se coloraient d'une pourpre
15  voluptueuse. -- «Mais dis-moi, ô ma bien-aimée, pourquoi as-tu si soudaine-
   ment rougi?»
  
  -- «Les cousins me piquaient, ô mon bien-aimé, et les cousins hAme sont, en
   été, aussi odieux que si c'étaient des essaims de Juifs aux longs nez.»
 DHA, Bd. 1/1, S.